{"id":210,"date":"2012-06-03T12:53:12","date_gmt":"2012-06-03T11:53:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/?p=210"},"modified":"2014-06-06T09:11:05","modified_gmt":"2014-06-06T08:11:05","slug":"6-juin-1944-pourquoi-les-indiens-traverserent-la-mare","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/2012\/06\/03\/6-juin-1944-pourquoi-les-indiens-traverserent-la-mare\/","title":{"rendered":"6 juin 1944 &#8211; Pourquoi les Indiens \u00ab\u00a0travers\u00e8rent la mare\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><em>A l&rsquo;occasion de l&rsquo;anniversaire du d\u00e9barquement alli\u00e9 du 6 juin 1944 en Normandie, je voudrais rappeler une r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s m\u00e9connue: les Indiens ont \u00e9t\u00e9, proportionnellement \u00e0 leur population, les plus nombreux \u00e0 s&rsquo;engager comme volontaires pour s&rsquo;en aller combattre dans toutes les guerres men\u00e9es par les Etats-Unis \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger (Europe, Pacifique, Cor\u00e9e, Vietnam), depuis 1917.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Aucun autre groupe ethnique ne s&rsquo;est montr\u00e9 aussi patriote que les Am\u00e9ridiens, alors m\u00eame que leur population avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cim\u00e9e par les Blancs au cours de quatre si\u00e8cles de colonisation. Extraordinaire et bouleversant. Dans <\/em>La l\u00e9gende de Little Eagle<em> (dont le h\u00e9ros est un jeune pilote Blackfoot), je rappelle les raisons de leur engouement \u00e0 \u00ab\u00a0traverser la mare\u00a0\u00bb, comme ils disaient, pour participer \u00e0 \u00ab\u00a0la guerre de l&rsquo;homme blanc\u00a0\u00bb. Je laisse la parole \u00e0 ma narratrice, H\u00e9l\u00e8ne Marchal.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>En 1917, les Indiens \u00e9taient per\u00e7us par la majorit\u00e9 des Am\u00e9ricains comme une minorit\u00e9 oubli\u00e9e, des \u00eatres affubl\u00e9s de st\u00e9r\u00e9otypes remontant \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la conqu\u00eate de l\u2019Ouest, de la cavalerie et des guerres inter-tribales, telles qu\u2019on les pr\u00e9sentait \u00e0 l\u2019\u00e9poque au cin\u00e9ma. Une population, une ethnie en train de dispara\u00eetre en raison de son niveau \u00e9lev\u00e9 de mortalit\u00e9 et de son continuel m\u00e9tissage.<br \/>\nDans les r\u00e9serves, le seul objectif \u00e9tait alors de survivre. Les Indiens de l\u2019\u00e9poque \u00e9taient d\u00e9sempar\u00e9s. La culture de leurs anc\u00eatres avait d\u00e9j\u00e0 en grande partie disparu, les perspectives \u00e9conomiques leur paraissaient quasi inexistantes, ils ne pouvaient pas croire \u00e0 une am\u00e9lioration de leur sort, \u00e0 un avenir. Confront\u00e9s \u00e0 la mis\u00e8re, \u00e0 un ch\u00f4mage end\u00e9mique, \u00e0 l\u2019ennui, l\u2019entr\u00e9e en guerre des Etats-Unis leur apparut comme une opportunit\u00e9 exceptionnelle : sortir des r\u00e9serves pour vivre une aventure, voir du pays, conna\u00eetre d\u2019autres choses. Comme un moyen, aussi, de faire revivre en eux l\u2019esprit guerrier de leurs anc\u00eatres, jadis symbole d\u2019honneur et de respect au sein des tribus, et de retrouver ainsi une dignit\u00e9 perdue. Alors, ils partirent pour l\u2019Europe, ils \u00ab travers\u00e8rent la mare \u00bb, comme ils dirent, curieux d\u2019explorer des rives inconnues.<br \/>\nSelon les officiers am\u00e9ricains de l\u2019\u00e9poque, ils se battirent souvent mieux, avec plus de fougue et de courage que les Blancs. En maintes occasions, ils \u00e9berlu\u00e8rent et galvanis\u00e8rent ceux-ci en se lan\u00e7ant, avant de monter au combat, dans des danses de guerre qu\u2019ils avaient encore vu leurs p\u00e8res comm\u00e9morer, avec peintures sur le visage et le corps, tambours, chants, parures diverses et tout le tralala. Et quand ils rentr\u00e8rent chez eux, comme Michael Weasel Tail Garreau, ils racont\u00e8rent bien s\u00fbr leurs exploits dans ce qu\u2019ils avaient eu la certitude d\u2019\u00eatre \u00ab la plus grande de toutes les guerres \u00bb, mais d\u2019autres choses aussi. Conform\u00e9ment \u00e0 leurs r\u00eaves, ils avaient d\u00e9couvert d\u2019autres pays, des villes tr\u00e8s anciennes et tr\u00e8s belles, des monuments historiques inimaginables aux Etats-Unis, d\u2019autres cultures et styles de vie.<br \/>\nLeur plus grande surprise, toutefois, avait \u00e9t\u00e9 de se voir compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9s au sein de leurs unit\u00e9s. \u00ab Les soldats blancs nous manifestaient du respect. Ils nous traitaient en \u00e9gaux \u00bb. A Whitefish, Helen Wilson Garreau m\u2019avait cit\u00e9 cette phrase de Michael Weasel Tail, que lui avait rapport\u00e9e sa m\u00e8re. Elle est forte, cette phrase ! D\u2019une mani\u00e8re presque syst\u00e9matique, les Blancs appelaient les Indiens<em> chief<\/em>, r\u00e9f\u00e9rence explicite aux images d\u2019Epinal v\u00e9hicul\u00e9es pendant des d\u00e9cennies par les romans populaires et les films hollywoodiens illustrant la conqu\u00eate de l\u2019Ouest. Mais les <em>Natives<\/em> comprirent qu\u2019il n\u2019y avait l\u00e0 ni d\u00e9rision, ni allusion raciale. De nombreuses compagnies comptaient quelques Indiens, et il \u00e9tait somme toute commode de les d\u00e9signer ainsi. De la part d\u2019hommes portant le m\u00eame uniforme, soumis \u00e0 la m\u00eame discipline, buvant avec eux pour la premi\u00e8re fois dans les m\u00eames bars et confront\u00e9s aux m\u00eames dangers, c\u2019\u00e9tait un terme qui se voulait amical et qui r\u00e9v\u00e9lait une acceptation.<br \/>\nPersonne, sur les r\u00e9serves, n\u2019oublia cela. Sur les sentiers de la guerre moderne, les <em>chiefs<\/em> avaient \u00e9galement appris \u00e0 se d\u00e9brouiller en anglais et acquis\u00a0 un certain nombre de capacit\u00e9s techniques qui les aid\u00e8rent\u00a0 \u00e0 trouver un travail \u00e0 leur retour au pays. Ils avaient aussi rencontr\u00e9 des membres d\u2019autres tribus de diff\u00e9rentes r\u00e9gions des Etats-Unis, r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019ils avaient des pr\u00e9occupations communes, ce qui forgea par la suite une sorte de\u00a0 \u00ab\u00a0panindianisme \u00a0\u00bb parmi les v\u00e9t\u00e9rans, qui ne purent d\u00e8s lors plus concevoir leur identit\u00e9 en termes seulement tribaux. Gr\u00e2ce \u00e0 cette prise de conscience, une grande partie des luttes qui allaient \u00eatre men\u00e9es au cours de la seconde moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle par les autochtones pour leurs droits le seraient au nom de la Nation indienne.<\/p>\n<p>Tout cela repr\u00e9sentait un changement consid\u00e9rable. Par la suite, la politique de Washington contribua \u00e0 accentuer le nouvel \u00e9tat d\u2019esprit amorc\u00e9 au sein de la communaut\u00e9 indienne par la Premi\u00e8re Guerre mondiale. A l\u2019initiative d\u2019un commissaire aux Affaires indiennes \u00e9clair\u00e9, John Collier, le Congr\u00e8s passa en 1934 l\u2019<em>Indian Reorganization Act<\/em>, qui redressa dans une mesure sensible le bilan calamiteux du Bureau des Affaires indiennes, sous la tutelle duquel les premiers Am\u00e9ricains avaient v\u00e9cu depuis pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle. L\u2019IRA \u00e9tendit les programmes d\u2019\u00e9ducation aux adultes qui n\u2019avaient pas eu autrefois la possibilit\u00e9 d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole, mit en place \u00e0 une large \u00e9chelle des services de sant\u00e9, des cours d\u2019anglais, de cuisine, d\u2019hygi\u00e8ne, de couture, d\u2019agriculture et de formation professionnelle en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/t2.gstatic.com\/images?q=tbn:ANd9GcRGbSHZBL7bXdOljeRx5hXaZdCoax6NgEss5KY_TwWBDtgMuk0XMg\" alt=\"\" width=\"203\" height=\"248\" \/>Entre 1934 et 1941, quatre-vingt mille Indiens furent embauch\u00e9s dans le cadre d\u2019un programme f\u00e9d\u00e9ral, touchant souvent pour la premi\u00e8re fois de leur vie un salaire. Ils construisirent des barrages, des ponts, des puits, des routes et des voies de chemin de fer. Lorsque la guerre arriva, beaucoup d\u2019Indiens \u00e9taient en mesure de citer de notables am\u00e9liorations en ce qui concernait leur niveau de vie et leurs perspectives d\u2019avenir. Et quand elle se termina, leur revenu annuel \u2013 bien que ne repr\u00e9sentant qu\u2019une fraction de celui des Blancs \u2013 \u00e9tait trois fois plus \u00e9lev\u00e9 qu\u2019en 1941.<br \/>\nL\u2019<em>Indian Reorganization Act<\/em>, ce \u00ab New Deal indien \u00bb, avait peut-\u00eatre sauv\u00e9 ses b\u00e9n\u00e9ficiaires d\u2019une extinction programm\u00e9e. Mais ce que je retiens surtout, c\u2019est que les progr\u00e8s accomplis en moins d\u2019une d\u00e9cennie \u2013 m\u00eame si beaucoup restait \u00e0 faire &#8211; permirent aux indig\u00e8nes de ressentir, pour la premi\u00e8re fois, un sentiment d\u2019inclusion dans la population g\u00e9n\u00e9rale du pays, et de d\u00e9couvrir un concept enti\u00e8rement nouveau pour eux, celui d\u2019une identit\u00e9 nationale. En t\u00e9moigne le fait que les Indiens furent quarante-cinq mille \u00e0 s\u2019enr\u00f4ler dans l\u2019arm\u00e9e des Etats-Unis durant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale. Un tiers de tous les hommes valides \u00e2g\u00e9s de 18 \u00e0 50 ans, jusqu\u2019\u00e0 soixante-dix pour cent dans certaines tribus, comme les Sioux et les Navajos. Plus d\u2019un dixi\u00e8me de l\u2019ensemble de la population indienne, une proportion bien plus \u00e9lev\u00e9e que dans toutes les autres communaut\u00e9s du pays. Une grande partie d\u2019entre eux devanc\u00e8rent la conscription et s\u2019engag\u00e8rent comme volontaires, avec un enthousiasme sid\u00e9rant.<br \/>\nPour la Conf\u00e9d\u00e9ration des Iroquois, cela n\u2019avait \u00e9t\u00e9 qu\u2019une formalit\u00e9 : ind\u00e9pendamment des Etats-Unis, ils avaient eux-m\u00eames d\u00e9clar\u00e9 la guerre \u00e0 l\u2019Allemagne en 1917, mais comme ils n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 inclus dans le trait\u00e9 de paix qui avait suivi l\u2019armistice de 1918, ils reprirent l\u2019Histoire l\u00e0 o\u00f9 elle en \u00e9tait rest\u00e9e pour eux. Les Navajos emmen\u00e8rent leurs fusils avec eux pour aller signer leur engagement, pensant qu\u2019ils partiraient dans la foul\u00e9e \u00e0 la bataille. Chez les Chippewas de la r\u00e9serve de Grand Portage, dans le Minnesota, presque tous les hommes valides s\u2019enr\u00f4l\u00e8rent. Un d\u2019entre eux fut rejet\u00e9 parce qu\u2019il n\u2019avait pas de dents. \u00ab Je ne veux pas mordre l\u2019ennemi \u00bb, lan\u00e7a-t-il, furieux, \u00e0 l\u2019officier charg\u00e9 de dresser les listes. \u00ab Je veux lui tirer dessus. \u00bb Les Blackfeet aussi se rendirent en masse dans les bureaux de recrutement et se moqu\u00e8rent du fait qu\u2019une loi \u00e9tait n\u00e9cessaire pour mobiliser les conscrits. \u00ab Depuis quand avons-nous besoin de paperasse pour prendre le sentier de la guerre ? \u00bb Les Papago de l\u2019Arizona, qui \u00e9taient illettr\u00e9s, m\u00e9moris\u00e8rent un certain nombre de mots et de phrases en anglais et apprirent \u00e0 \u00e9crire leurs noms pour pouvoir s\u2019engager.<br \/>\nUn humoriste c\u00e9l\u00e8bre de l\u2019\u00e9poque, Will Rogers, un Cherokee de l\u2019Oklohama, avait eu un jour cette phrase pour r\u00e9sumer la longue histoire de trahisons et d\u00e9ceptions qui avait caract\u00e9ris\u00e9 les rapports entre Washington et le monde indien : \u00ab Les Etats-Unis n\u2019ont jamais rompu un trait\u00e9 avec un gouvernement \u00e9tranger, et n\u2019en ont jamais respect\u00e9 un avec les Indiens. \u00bb Et pourtant, ceux-ci oubli\u00e8rent les humiliations, les ressentiments et l\u2019amertume qu\u2019ils avaient accumul\u00e9s face \u00e0 l\u2019attitude des Blancs, ainsi que les suspicions qu\u2019ils continuaient \u00e0 nourrir \u00e0 leur \u00e9gard, pour faire preuve d\u2019un patriotisme et d\u2019une loyaut\u00e9 extraordinaires envers leur pays.<img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright\" src=\"http:\/\/t2.gstatic.com\/images?q=tbn:ANd9GcRK8crAqfchAl9qCKwYDmZBB0zBb_2xuc3RyjAtmollHXzDLlIR\" alt=\"\" width=\"176\" height=\"212\" \/><br \/>\nEn quittant pour la premi\u00e8re fois leurs r\u00e9serves pour aller travailler dans des usines d\u2019armement, en s\u2019engageant dans la Croix Rouge et les services f\u00e9minins de l\u2019arm\u00e9e, plus de quarante mille hommes et femmes &#8211; en plus des soldats &#8211; se m\u00e9lang\u00e8rent pour la premi\u00e8re fois aux Blancs, les connurent, les comprirent mieux, se familiaris\u00e8rent avec leur culture, leur mode de vie et leurs valeurs, apprirent comment se comporter avec eux, et vice versa. Des ponts reli\u00e8rent les deux communaut\u00e9s. Gr\u00e2ce aux nouvelles opportunit\u00e9s que leur apportait la guerre, ces hommes et ces femmes devinrent plus confiants en eux-m\u00eames et plus optimistes quant \u00e0 l\u2019avenir. Une proportion consid\u00e9rable d\u2019Indiens am\u00e9ricains devinrent des Am\u00e9ricains indiens.<br \/>\nAu printemps 1942, les Japonais envahirent deux \u00eelots dans l\u2019archipel des Al\u00e9outiennes, sur territoire am\u00e9ricain, dans le Pacifique Nord. Les sous-marins allemands patrouillaient les eaux de l\u2019Atlantique nord et coulaient les bateaux am\u00e9ricains en route pour ravitailler la Grande-Bretagne. Le danger ou le fantasme de voir un jour les troupes hitl\u00e9riennes d\u00e9barquer sur les c\u00f4tes du New Jersey et les Japonais sur celles de Californie gagna du terrain dans l\u2019opinion publique. Les Indiens comprirent que la libert\u00e9, cette valeur depuis toujours supr\u00eame \u00e0 leurs yeux, \u00e9tait en jeu, que la d\u00e9fense du pays, de leur pays, \u00e9tait n\u00e9cessaire. Comme l\u2019avaient \u00e9t\u00e9 autrefois leurs luttes pour pr\u00e9server, d\u2019abord contre d\u2019autres tribus, puis contre les colons, les terres sur lesquelles ils avaient v\u00e9cu durant des milliers d\u2019ann\u00e9es. Ils devaient mettre leur pass\u00e9 tragique entre parenth\u00e8ses et faire la guerre.<br \/>\nDans leurs motivations \u00e0 s\u2019enr\u00f4ler figurait aussi quelque chose qui peut nous sembler pu\u00e9ril : l\u2019argent, la solde de l\u2019arm\u00e9e. Cinquante dollars par mois. Plus dix pour le service \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Plus dix autres pour ceux qui allaient au front. Les engag\u00e9s &#8211; dont beaucoup n\u2019avaient jamais gagn\u00e9 un cent &#8211; flair\u00e8rent la possibilit\u00e9 de rentrer avec un joli p\u00e9cule.<br \/>\nMais le plus \u00e9mouvant \u00e9tait ceci : les Indiens avaient \u00e0 ce moment-l\u00e0 r\u00e9alis\u00e9 ce qu\u2019\u00e9tait la d\u00e9mocratie. Le droit de voter, de d\u00e9signer librement des gens qui repr\u00e9sentent les citoyens dans les organes politiques, des individus ou des associations qui proposent, \u00e9laborent et font voter des lois. C\u2019\u00e9tait cela qui avait permis l\u2019\u00e9mergence de l\u2019<em>Indian Reorganization Act<\/em> et une am\u00e9lioration de leurs conditions de vie. Et la d\u00e9mocratie, ils le comprirent tr\u00e8s bien aussi, \u00e9tait en danger dans le monde.<br \/>\nAu moment de repartir sur le sentier de la guerre, l\u2019acte le plus symbolique qu\u2019ils accomplirent fut de bannir la swastika, symbole pour plusieurs tribus du Sud-Ouest d\u2019un oiseau mythique exprimant la chance et dont ils d\u00e9coraient leurs objets artisanaux \u2013 la swastika devenue la honnie croix gamm\u00e9e. Et une nouvelle fois, ils\u00a0 \u00ab\u00a0travers\u00e8rent la mare\u00a0\u00bb pour d\u00e9couvrir des rives inconnues.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9couvrez <em>\u00ab\u00a0La l\u00e9gende de Little Eagle\u00a0\u00bb, <\/em>roman sur la (courte) vie d&rsquo;un pilote indien qui avait lui aussi \u00ab\u00a0travers\u00e9 la mare\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.florianrochat.com\/littleeagle.htm\">Version num\u00e9rique<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/l%C3%A9gende-Little-Eagle-Florian-Rochat\/dp\/146800459X\/ref=tmm_gpb_title_0\/278-0450460-4898545?ie=UTF8&amp;qid=1380196589&amp;sr=1-1\">Version imprim\u00e9e<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l&rsquo;occasion de l&rsquo;anniversaire du d\u00e9barquement alli\u00e9 du 6 juin 1944 en Normandie, je voudrais rappeler une r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s m\u00e9connue: les Indiens ont \u00e9t\u00e9, proportionnellement \u00e0 leur population, les plus nombreux \u00e0 s&rsquo;engager comme volontaires pour s&rsquo;en aller combattre dans &hellip; <a href=\"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/2012\/06\/03\/6-juin-1944-pourquoi-les-indiens-traverserent-la-mare\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[10,3],"tags":[40,41,42,44,43],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/210"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=210"}],"version-history":[{"count":18,"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/210\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":575,"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/210\/revisions\/575"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=210"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=210"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.florianrochat.com\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=210"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}